> 17 mai : Journée Mondiale de lutte contre l’homophobie

combattons le virus de l homophobie>> Combattons le virus Web de l’homophobie !

A l’occasion du 17 mai – journée mondiale contre l’homophobie – et en écho à la campagne internationale lancée à l’initiative d’homophobie.org , FACE à FACE veut sensibiliser  à la cyberhomophobie omniprésente  à travers le développement à l’échelle planétaire du multimédia et notamment des réseaux sociaux.

Pourquoi le 17 mai ?
Le 17 mai est une date symbolique pour les personnes homosexuelles. Longtemps considérée comme une maladie, l’homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales le 17 mai 1990 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans cet esprit, est née en 2003, au Québec, la première  journée thématique dédiée à la lutte contre l’homophobie. Avec la complicité de partenaires, cette journée nationale s’est élargie à l’échelle du Canada, de la Belgique, de la France et de plusieurs autres pays pour devenir une journée internationale. Cette journée est le point culminant des campagnes annuelles de lutte contre l’homophobie. Malgré les progrès de la reconnaissance sociale de la diversité sexuelle, l’homophobie demeure présente même si ses manifestations sont de plus en plus subtiles. Les récents débats en France autour de la question du Mariage pour tous en sont la preuve :  À quelques heures du vote du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, le hashtag #IlFautTuerLesHomosexuels est arrivé en tête des mots les plus mentionnés sur Twitter. Nos sociétés reconnaissent que l’homophobie est une forme de discrimination au même titre que toute autre discrimination. Pour lutter contre elle, il faut donc sensibiliser la population de tous les milieux à cette réalité.
>> Qu’est-ce que la cyberhomophobie?
Le visuel ci-dessus montre un virus vu au microscope. On aura compris que ce  » virus Web  » de l’homophobie n’a ni visage ni couleur… Son illustration est un élément de communication pour montrer que l’homophobie est de plus en plus présente dans le Web et dans les médias sociaux. L’anonymat d’Internet permet de répandre des propos abusifs et de véhiculer une cyberhomophobie qui peut avoir de graves conséquences.


>> Lutter contre les abus de l’anonymat sur le web et les médias sociaux

– combattre l’homophobie dans Internet et les médias sociaux ;
– sensibiliser la population à la présence de l’homophobie dans l’univers du Web ;
-informer les internautes des répercussions sur la santé de ceux et celles qui sont victimes d’homophobie et d’intimidation ;
– proposer des initiatives pour faire échec à la cyberhomophobie ;
– encourager les gestionnaires de sites web à limiter l’utilisation de pseudonymes et à interdire les comportements contraires à la cyberéthique ;
– sensibiliser les internautes à l’importance de signaler et de dénoncer les propos homophobes ou intimidants aux autorités compétentes.

>> Cyberintimidation et harcèlement

Des attitudes négatives. L’intimidation et le harcèlement ne sont pas nouveaux. Hélas, ils ont pris le chemin du Web. Si les médias sociaux tels que Facebook, YouTube et Twitter sont de formidables outils, leur utilisation à répétition contre une personne peut constituer une véritable intimidation et faire des victimes. La cyberhomophobie, c’est donc la manifestation de l’homophobie dans Internet et les médias sociaux.  C’est donc la diffusion d’attitudes négatives envers l’homosexualité et l’identité de genre. Elle présente souvent les minorités sexuelles comme étant inférieures ou anormales et peut prendre la forme de blagues, de moqueries, de propos haineux et hostiles, de dénigrement et de stéréotypes envers les personnes homosexuelles et transsexuelles.

Des mots qui blessent. Certains mots et expressions peuvent blesser des personnes même sans le vouloir. Mieux vaut les bannir de ses communications : « tapette », « butch », « gouine », « pédé », etc.

 De graves conséquences  particulièrement chez les jeunes qui, intimidés sur le Web, peuvent signaler des symptômes de dépression. Les jeunes lesbiennes, gais et bisexuels seraient deux fois plus nombreux que les jeunes hétérosexuels à signaler la cyberintimidiation et l’intimidation à l’école.

>> Comment participer dans Internet et les médias sociaux ?

Des actions concrètes pour contrer la cyberhomophobie ont été initiées en France . Si les choses changent et que les mentalités évoluent, la Journée internationale contre l’homophobie le 17 mai est un moment privilégié pour continuer à agir. Le harcèlement, les menaces de mort, les propos haineux, diffamatoires ou blasphématoires peuvent constituer des infractions criminelles. Il faut les signaler aux autorités policières. Le recours aux tribunaux est aussi possible lorsqu’il y a atteinte à la réputation ou à la vie privée.

–  Signaler et dénoncer la cyberhomophobie

Comme ailleurs, les propos homophobes dans Internet et les médias sociaux ne doivent pas être banalisés. A l’instar de ces exemples par des personnages publics, il faut : signaler les propos homophobes, l’intimidation, le harcèlement, les menaces et les propos haineux, diffamatoires ou blasphématoires aux autorités compétentes; dénoncer les actes homophobes ; signaler le contenu indésirable aux administrateurs du site Web et encourager ses amis à faire de même;

Signaler systématiquement tout contenu homophobe à l’hébergeur d’un site Web
–  comment trouver l’hébergeur
d’un site
 ? Rendez-vous sur www.monwhois.fr

Diffuser largement l’information dans Facebook, Twitter, dans des blogs et dans vos emails et signaler la moindre infraction :
– sur Facebook www.facebook.com/help/263149623790594/

–  sur Twitter https://support.twitter.com/forms/abusiveuser

–   sur YouTube http://support.google.com/youtube/bin/answer.py?hl=fr&answer=178909

Etre un modèle en faisant de sa page Facebook, de ses blogs ou de son site Web une zone sans homophobie.

En milieu scolaire, faire appel aux professionnels au sein de son école

 

Aller plus loin

Des liens à consulter

Qu’est-ce que l’homophobie ? (wikipédia)

En savoir plus sur la Journée internationale contre l’homophobie

SOS homophobie : Association nationale de lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie

–  Le Comité IDAHO est l’association qui coordonne la Journée IDAHO, la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, à la fois au niveau français, et au niveau international.

Le savez-vous ?

Orientation sexuelle : l’orientation sexuelle se rapporte à l’attirance sexuelle pour les personnes de sexe différent, de même sexe ou pour les deux : l’hétérosexualité, l’homosexualité et la bisexualité.

Identité de genre : l’identité de genre se rapporte aux personnes qui ne s’identifient pas à leur genre biologique, mais plutôt à l’autre genre.

Diversité sexuelle : diversité sexuelle ou minorités sexuelles sont des expressions qui désignent les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres et transsexuelles (LGBT)

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