> Le Festival blessé…

FACE à FACE réagit aux propos du candidat frontiste paru dans le journal Le Progrès du 17 mars

extrait de l'article le progres 18 mars 2014L’extrait de l’article consacré à la place de la culture dans le programme des candidats à la Mairie de Saint-Etienne.

Monsieur Le candidat frontiste,
L’homosexualité n’est pas une maladie, n’est plus un délit, pas plus une déviance malsaine et volontaire et encore moins un produit bon marché, comme vous semblez le sous entendre, que nous essayons de fourguer par le biais de films au sein d’un festival.
L’homosexualité est une réalité à laquelle sont confrontés chaque jour directement ou indirectement des millions de personnes. Le Festival Face à Face a pour objectif d’amener la société à comprendre cette réalité pour lutter contre toutes discriminations engendrant trop souvent des violences de tous ordres.
Par ailleurs, sous quels motifs valables et par quels moyens légaux seriez-vous en droit d’interdire un Festival qui ne contrevient pas à l’ordre public ? Car si vous pouvez effectivement ne plus accorder de subventions municipales (10% de notre budget !), il apparaît plus que douteux que vous puissiez l’interdire légalement . Aussi nous considérons vos propos comme étant de la provocation démagogue si souvent utilisée par le Front National votre parti.
Enfin,  dans l’éventualité ou vous seriez élu maire, la suppression arbitraire de notre festival ne serait-elle pas un acte homophobe et confiscatoire pour tous les stéphanois(e)s ?
Une décision aberrante pour un candidat dont le slogan de campagne annonce « être au service des stéphanois ».

L’association FACE à FACE

Liberté Egalité Fraternité

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