Les longs-métrages > Facing Mirrors (Aynehaye Rooberoo)

  • Réalisé par : Negar Azarbayjani
  • Iran, Allemagne / 2011 / Drame / Fārsi sous-titré français / 102 min
  • Cinéma Le France, Séance du Samedi 30 novembre 2013 13H00

Synopsis : Bien que Rana soit une femme traditionnelle, elle est forcée de conduire un taxi pour rembourser la dette qui empêche son mari de sortir de prison. Par chance, elle prend Edi, le riche et rebelle, qui est désespérément en attente d’un passeport pour quitter le pays. Rana tente d’abord de l’aider, mais quand elle se rend compte qu’Edi est un garçon trans, une série de conflits dangereux voient le jour.

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LA BIOGRAPHIE DE NEGAR AZARBAYJANI

Negar Azarbayjani est née en Février 1974. Elle possède un diplôme (sorte de baccalauréat) en cinéma de l’Université d’art de Téhéran-Iran. Elle possède également une maîtrise en arts visuels des médias de l’Emerson College à Boston, États-Unis.
Elle a débuté sa carrière en images en agissant dans quelques séries télévisées  et a également travaillé comme rédactrice en chef adjoint sur le film Sheyda (dirigé par Kamal Tabrizi).
En 2000 et après avoir travaillé sur Afflicted Generation (dirigé par Rasool Molagholipour), elle a déménagé aux États-Unis pour poursuivre ses études. Elle a participé à l’écriture et la traduction de scripts et d’articles commerciaux pendant et après son programme d’études supérieures aux États-Unis.
Elle a également réalisé un certain nombre de courts métrages et d’animations aux États-Unis ainsi qu’en Iran. Parmi ses courts métrages, on peut trouver : Safe Corner, Roya et aussi Virtual Truth qui ont remporté le Prix spécial de la Critique au Festival du Film de Téhéran en 2007. Facing Mirrors est son premier long métrage.

06 juin 2013

Bien que l’on frôle un peu le pathos par moment, rien que sa nationalité le rend intéressant. On a l’impression que le film a été tourné avec peu de moyen car ce n’est pas toujours très bien mis en scène. Mais la force du film est de réussir malgré tout à nous faire aimer ses personnages, on est touché par leurs histoires, les rapports d’Eddie avec son frère de Rana avec son mari et la grand-mère de celui-ci…

 Facing Mirrors est surtout un bel exemple de film traitant de la transsexualité avec sensibilité et intelligence, malgré quelques longueurs et une fin ratée (les dernières minutes sont complètement dispensables), ce film, pour son sujet et sa nationalité vaut d’être découvert.

De Nish Israni
09 mai 2013

C’est l’histoire d’une amitié naissante improbable mais audacieuse face à des normes sociales et des croyances religieuses. Le lien entre Rana et Edi est révolutionnaire, au-delà des stéréotypes sur les femmes musulmanes et la culture trans et queer en Iran.

C’est une belle et puissante histoire, rafraîchissante pour un film sur un personnage trans parce que très souvent les histoires racontées sur des gens trans peuvent être assez déprimantes.

 C’est formidable de voir des représentations de personnes trans dans les médias, y compris les résultats positifs ainsi que des histoires de lutte et de tragédie.

 Justin Li
24 mai 2012

Depuis des temps immémoriaux, l’Iran a été synonyme, pour beaucoup de choses, de péjoratif,  dont aucune n’avait à voir avec le cinéma. Cependant, en 2011 la réputation cinématographique de l’Iran a atteint un prestige jusqu’ici sans précédent, avec des films comme Circumstance, remportant le prix du public au Festival du Film Sundance et A Separation qui a remporté l’Oscar du meilleur film étranger.

Facing Mirrors de Negar Azarbayjani, raconte l’histoire d’une femme transgenre à Téhéran. Cette réalisation conforte encore davantage l’idée d’âge d’or du cinéma en Iran en proposant un film viscéral, remuant avec émotion et gravité.

Avec beaucoup de dextérité,  Negar Azarbayjani a pu adroitement tisser un commentaire politique dans la relation entre Rana et Adineh (Edy), ce qui est sans aucun doute au cœur de l’histoire du film. Comme dans A Separation, la tension de l’histoire et le conflit sont insidieux, jusqu’à son apogée construite avec une écriture aiguisée et un dialogue perçant.

Parfois, cependant, le film peut être moralisateur, maladroit et lourd dans sa narration, mais ceci reste plus que pardonnable. À la base, le film est une approche déchirante entre amitié et discrimination.


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