Les longs-métrages > Kyss mig

  • Réalisé par : Alexandra-Thérèse Keinig
  • Avec : Ruth Vega Fernandez (Mia) Liv Mjönes (Frida)
  • Suède / Aout 2012 / Comédie dramatique / Suédois sous-titré en Français / 105 minutes

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Synopsis

Mia et Frida se rencontrent pour la première fois lors de la fête de fiançailles de leurs parents. Lasse, le père de Mia va épouser Elisabeth, la mère de Frida. Mia n’a pas revu son père depuis de nombreuses années et leurs relations sont assez tendues. Elle est d’ailleurs venue à la fête accompagnée de Tim, son petit ami, qui vient de la demander en mariage.
Kyss Mig  Ruth Vega Fernandez (Mia)  Liv Mjönes (Frida) de Alexandra-Thérèse KeinigMal à l’aise dans cette famille qu’elle ne connaît pas, Mia pense tout d’abord que Frida veut séduire Tim. Elle réalise bientôt son erreur quand elle se retrouve seule en compagnie de la jeune trentenaire. Leur attirance de plus en plus forte les pousse dans les bras l’une de l’autre et elles s’embrassent passionnément en oubliant tout ce qui s’oppose à leur histoire naissante…

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 29/08/2012

le pointEntre la danse lascive et le baiser sous la pluie, les scènes de course-poursuite désespérée dans les aéroports occupent une bonne place parmi les clichés du cinéma romantique. Il est bien dommage qu’on en retrouve une dans Kyss Mig : une histoire suédoise, deuxième film d’Alexandra-Therese Keining. La première moitié du long-métrage laissait augurer plus de finesse dans le traitement de la relation de Mia (Ruth Vega Fernandez) et Frida (Liv Mjönes). Ces deux femmes, qui se rencontrent lors des fiançailles du père de Mia avec la mère de Frida, voient leur vie bouleversée par les lois impénétrables de l’attraction. La première est sur le point de se marier. La seconde a juré fidélité à sa compagne. Leur idylle vient malmener leur existence bien rangée et le couple formé par leurs parents.Treize ans après Fucking Amal, autre film suédois sur l’amour lesbien que se portaient deux adolescentes, Kyss Mig : une histoire suédoise signe le passage à l’âge adulte. Les jeunes ont laissé place à deux trentenaires, les vies à peine entamées, à la routine et aux responsabilités. Plus que d’éveil à la sexualité, il est question de choix de vie, de priorité et d’obligations. Alexandra-Therese Keining filme ses actrices, par ailleurs excellentes, avec une délicatesse toute scandinave, captant les regards furtifs et les frôlements d’épaules. On ne peut que regretter que ce film, qui a su préserver la complexité de ses personnages et une élégance visuelle à la hauteur de son propos, trébuche sur la fin. Avec cette course devant les pistes de décollage, l’histoire suédoise capitule devant le happy end hollywoodien.
Par Margaux Baralon

TéléramaAlors que Mia, proche de se marier avec son fiancé de longue date, se rend au remariage de son père, elle est troublée par Frida, la fille de sa future belle-mère… Kyss Mig  Directed by Alexandra KeiningLe cinéma nous ayant habitués à traiter le thème le coming out des adolescent(e)s, on est, d’abord, bien disposé envers le changement de cap de cette Suédoise trentenaire, bourgeoise et sûre (jusque là) de son avenir. Kyss Mig  Directed by Alexandra KeiningHélas, dès la réunion familiale qui provoque la rencontre entre les deux femmes, on craint le pire : comme si feu le Dogme de Lars von Trier obéissait, soudain, à un cahier des charges dicté par Ikéa ! Ou par une marque de vêtements et de linge de maison en lin naturel… Avec le premier baiser des deux jeunes femmes, une autre «esthétique» prend le relais : celle des films «romantico érotiques» de David Hamilton, avec étreinte aquatique floue et vent soufflant dans les rideaux (en lin naturel ?). Le cas de conscience gay de Mia prend, alors, des allures de romance à l’eau de rose…
Guillemette Odicino

Le MondeTout commence avec un couple, Mia et Tim, sur le point de se marier. Le film s’ouvre sur une de leurs étreintes, filmée un peu froidement, depuis un point de vue surplombant. Le soir même, dans un jardin luxuriant, ils assistent à une fête donnée par la mère de la jeune femme qui s’apprête à se marier elle aussi, mais pour la seconde fois de son existence.

Là, Mia et Tim font la connaissance de Frida, la fille du futur époux de la mère de la jeune femme, autour de laquelle une tension se crée immédiatement. Cette jolie blonde rayonnante attire l’attention comme un phare dans la nuit, et l’on pressent qu’elle va diviser les jeunes fiancés.
Dans cette partie introductive, la réalisatrice Alexandra Therese Keining parvient à créer une atmosphère de léger trouble, de tension érotique et nerveuse, à laquelle participent un jeu d’acteur sensible, une belle peinture de la nature, et la partition musicale subtile de Marc Collin, le producteur du groupe Nouvelle Vague.
Lorsque l’on comprend que c’est entre les deux jeunes femmes que le courant passe, la situation devient plus prenante encore, et le mélange d’audace, de frontalité et de sensualité avec laquelle la réalisatrice filme la naissance de leur idylle maintient la tension pendant une bonne partie du film.
Kyss Mig  Directed by Alexandra KeiningJusqu’à ce que se pose la question de la viabilité de l’union des femmes. Un discours socio-moralisateur prend alors le dessus, qui tire le film vers le guide de bonne conduites pour jeunes lesbiennes en voie d’acceptation de soi et parents d’enfants homosexuels trop figés dans leurs carcans hétéro-normés.
Isabelle Regnier

PremièreTomber amoureuse de quelqu’un d’autre quand on va se marier est un classique. Tomber amoureuse de la fille de la compagne de son père, par contre, est inédit…

Kyss Mig  Directed by Alexandra KeiningLa Suédoise Alexandra-Therese Keiningn adapte l’histoire vraie survenue à la comédienne Josefine Tengblad, également productrice. Mais à gommer les complications engendrées par l’homosexualité, le film, centré sur le coup de foudre qui tombe mal, perd en singularité. Il suit tout de même avec délicatesse et sensualité le chemin de Mia vers Frida.
Isabelle Danel


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