Les longs-métrages > Ralf König, roi des bédés ! (König des Comics – Ralf König)

  • Réalisé par : Rosa von Praunheim
  • Allemagne / 2012 / Documentaire / Allemand sous-titré français / 78min
  • Séance Dimanche 1er décembre 2013 à 13h00 Cinéma Le France

En parallèle : 
Exposition Ralf König  « Out of the closet/Hors du placard » à l’Office de Tourisme de Saint-Etienne du 15 novembre au 6 décembre 2013

Synopsis: Depuis plus de trente ans, Ralf König est l’un des dessinateurs de BD les plus populaires en Allemagne. Il chronique le quotidien de personnages gays hauts en couleur avec un humour décalé. À l’occasion de la rencontre avec un fan, Rosa von Praunheim dresse le portrait du dessinateur depuis ses débuts hésitants jusqu’à la consécration en passant par sa vie étudiante à Düsseldorf, ses premières expériences amoureuses et ses origines rurales. Ralf König retrouve ses vieux amis, fait vivre sur scène quelques uns de ses personnages les plus emblématiques et revient sur ses œuvres moins connues.

> La fiche complète du film en pdf

La biographie de Rosa von Praunheim
Militant LGBT, Holger Bernhard Bruno Mischwitzky choisit son pseudonyme Rosa von Praunheim  en référence au triangle rose attribué aux homosexuels par les nazis. Avec entre autres le réalisateur Werner Schroeter, il accompagne le mouvement de libération gay en Allemagne par ses livres et ses courts-métrages (Ce n’est pas l’homosexuel qui est pervers, mais la situation dans laquelle il vit, 1970).
Il réalise de nombreux documentaires sur la culture underground, le mouvement gay, le SIDA et le transsexualisme. Il a reçu le prix du jury au Teddy Award pour Die Aids Trilogie en 1990.
Elu membre de l’Académie des arts de Berlin en 2009, Rosa von Praunheim a réalisé pas moins de soixante-dix courts métrages documentaires sous forme de portraits de personnes connues ou inconnues.

Site officiel de Ralf König
http://www.ralf-koenig.com/koenig-des-comics-doku.html

 En 1977, j’avais tous juste 17 ans, et secrètement gay,  j’ai découvert dans une librairie à Soest, un livre de poche qui s’appelait crûment « Sexe et carrière» et contenait des extraits de scénario ainsi que le journal intime d’une certaine Rosa von Praunheim. Jusque là, je n’avais pas encore entendu parler de Praunheim dans la scène gay ;  j’étais tellement timide, caché et désireux d’en apprendre davantage à l’extérieur du monde sauvage, que j’ai acheté le livre avec palpitations. Je lisais des rencontres de sexe décomplexé et d’amour sur la scène cuir de New York et j’ai étudié avec soin des pamphlets politiques, – il y avait thèses révolutionnaires et les exigences homosexuelles à poil long et je sentais que tout ce que je craignais plus, je l’affectionnais. J’ai vécu dans le village entre des champs de choux et de pâturages de vaches, et je voulais faire partie de cet autre monde sombre et attrayant! Mon New York se dévoile un peu plus tard avec un groupe gay profane de Dortmund que j’ai rencontré dans le centre de communications locales Ruhr Ev. Mais avant tout révolutionnaire, j’ai associé toute la conversion de Paul (ndlr expression biblique) avec ma première démo gay Homolulu en 1979 à Francfort. Le livre « Sexe et carrière» du cinéaste controversé Rosa von Praunheim est depuis ce jour mon manifeste.

 En 2012, le cercle se referme: Rosa a tournée un documentaire sur moi, mettant l’accent sur mes débuts dans les années 80 et 90, et sur ce qui m’est arrivé de manière inattendue et qui m’a réussi à donner vie, à savoir la vie homosexuelle et la sexualité homosexuelle par l’humour auprès d’un public peu instruit. Étrange de voir sa propre vie passer en revue en 80 minutes, et bien sûr avec beaucoup de détails ressuscités et un homme passionnant (qui n’est pas un échec pour Rosas, il pouvait montrer seulement ce que je mettais à sa disposition). Mais je pense qu’il a réussi à faire une image authentique, calme, réfléchie, mais il est certain qu’en baissant mon pantalon; je pourrais regarder en arrière mes 51 années sur ces points: l’enfance, la puberté, les rébellions de l’adolescence, les spectacles trans embarrassants, les bandes dessinées, l’amour, la passion… En bref, le sexe et la carrière.

Olivier Bachelard
Un panorama relativement banal, pour un auteur pourtant hors du commun

Le dessinateur de bandes dessinées allemand Ralph König fête ses 30 ans de carrière par une

 lecture de ses œuvres, imitant les voix de tous ses personnages. Il accepte aussi de rencontrer et dialoguer avec l’un de ses plus grands fans…

Documentaire sur « le roi des comics » (traduction littérale de « König des comics »), ce film produit par Arte nous propose une plongée dans l’univers particulier du dessinateur de bandes dessinées allemand Ralph König. Sa particularité : dessiner en quelques traits des personnages aux rondeurs ou attitudes évocatrices, pour mieux aborder de manière générale le milieu homosexuel ainsi que les attitudes d’hommes et de femmes qui se posent beaucoup (trop ?) de questions sur le couple, le quotidien à deux, la paternité, la religion, le racisme…

Comme l’œuvre de l’auteur est assez passionnante en soi, elle a déjà été adaptée au cinéma avec le controversé méga succès outre-Rhin des « Nouveaux mecs » (ayant révélé Til Schweiger) ou le cradingue « Killer condom » (« La capote qui tue », flippant et résolument Z). Mais, la véritable réussite artistique ne fut pas au rendez-vous, les aspects les plus subversifs (et les plus profonds et véridiques) ayant été soigneusement gommés pour plaire au plus grand nombre. Cependant, au fil du film, les fans seront heureux d’apprendre que certains de ses albums devraient faire l’objet de nouvelles adaptations cinématographiques, en live avec « Le Divan de la psychologue », ou sous forme de dessin animé avec son irrespectueux triptyque sur la Bible.

L’homme, un temps cantonné à un public d’homos urbains, ne renonce donc pas à élargir son public. Mais, comme le montre ce documentaire, la BD s’avère bien difficile à retranscrire à l’écran, surtout quand l’essentiel est basé sur les traits irréalistes des personnages et la crudité (et la cruauté) des dialogues. L’option choisie n’est pas, contrairement au « Tatsumi » d’Eric Khoo, de transformer certaines histoires en séquences animées, mais de nous donner à voir de nombreux passages issus d’une lecture publique, avec projection des cases de la BD sur écran.

Heureusement, ces scènes éparses, qui ne donnent qu’une vague idée de l’aspect critique de ses créations, sont doublées par un entretien entre un fan suisse et Ralph König lui-même. Celui-ci permet de mettre en parallèle sa vie et ses thématiques récurrentes, de découvrir la genèse de son œuvre, depuis des revues confidentielles jusqu’aux albums à succès, et de tout savoir, ou presque, de l’évolution de sa perception du couple, de l’influence du SIDA sur son entourage, de l’hypocrisie de la religion… Malgré tout, au final, il faut bien avouer que cette revisite des BD phares du « Roi », laisse un peu sur sa faim. Reste juste une jolie histoire avec Igel, un ami d’enfance, avec qui il refait de vieilles photos, rejouant ainsi certains moments du passé.

 

wikinoticia.com

Ralf König, ROI DES COMICS s’intéresse à la vie, les pensées et les travaux de l’un des plus importants, lucide et populaire bande dessinée européenne: Ralf König. Les travaux de ce caricaturiste allemand, né en 1960, a soulevé le métro bande dessinée gay-themed alternative à la catégorie universelle. Depuis le début des années 80, près de 50 albums ont nous a fait rire et réfléchir aux personnages loufoques (avec gros nez) et costumbristas continue enchevêtrements de vaudeville propres. Dans ses bandes dessinées sont une critique ironique de la société traditionnelle expose la sexualité ouvertement et sans préjugés, dépeint les relations des couples homosexuels et leur environnement, les liens hommes / femmes et gay / hétéro … et d’autres questions clés telles que l’acceptation de la différence, les problèmes familiaux, le sida, etc.

Certains de ses plus célèbres et remarquables ont été accomplis dans les films: L’homme recherché, le meurtrier du préservatif, comme des lapins et d’autres Lysistrata, théâtre et théâtre de marionnettes. Ses livres ont été traduits en 13 langues et s’est vendu à plus de 7 millions d’exemplaires, ce qui en fait l’écrivain et dessinateur le plus célèbre du monde gay.

L’auteur d’œufs taureau et son bébé après Jolie et vous pouvez embrasser (ce qui, sur le mariage homosexuel), Prototype, Archetype et antitype (trilogie sur la religion), Superparadise (sur le sida), le grand Konrad et Paul, parodies des classiques comme Lysistrata (Aristophane) ou Iago (Shakespeare), Oh génial! (A propos de la mouvance islamiste radicale), Troy ou Roy & Al, parmi d’autres (toutes ses œuvres ont été publiées dans notre pays, avec un grand succès, pour le dôme, et dans les pages du magazine légendaire The Viper), est nu devant caméras et sans tabous, parle de la vie urbaine, les stéréotypes gays, l’impact de la religion dans la communauté gaie ou l’extrémisme islamique.

Parmi les nombreux prix attribués à Ralf König comprennent le Civil Courage Prize CSD Berlin, Courage Award Rosa Osnabrück City « pour son engagement en faveur des droits des gays et des lesbiennes,« Prix du Meilleur Jeu étrangers publiés en Espagne-Le préservatif meurtrier dans International de la BD Foire de Barcelone 1992, Max et Moritz Award obtenu en 1992 pour Meilleur dessinateur allemand, et en 2006, le Prix Spécial du Jury »pour son opinion sur la controverse entourant artistique les caricatures de Mahomet »par le journal danois Jyllands-Posten, le Salon International de la BD d’Erlangen.


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